Lorsqu’il s’agit de palier à un système malade, à Gurgaon (alias Gurguram en Inde), les habitants prennent le relais de la municipalité. Fatigués par la façon dont les autorités gèrent les problèmes de dégradation ou de construction des routes, les habitants de la ville se sont relevés les manches pour prendre les choses en main en mode DIY.

La négligence de la municipalité implique les résidents

Récemment, un groupe de résident de la la région Nirvana, dans le secteur 50, s’est chargée de la réparation d’une portion de 3km de long et de 24m de large qui les relies à la porte sud n°2 de la ville.

La route est une artère utilisée par toute la ville. Nous avons longtemps demandé à la municipalité de la réparer, mais ils nous ont répondu que cela dépendait du constructeur. Après avoir patienté près de 2 ans sans aucune réparation, nous avons décidé de nous en occuper nous-même, explique Rajiv Bedi, un habitant.

Pour information, le coût total du projet s’élève à 8 000 000,00 INR = 108 720,00 EUR, une fortune là-bas. Dans le même registre, les habitants de la « CHD Avenue 71 » ont eux aussi démarré un projet d’envergue en pavant à nouveau la route de Kuccha sur laquelle, la semaine passée, un bus scolaire se soit embourbé sur son chemin en direction de la communauté. Ils ont attendu la réponse des autorités pendant très longtemps avant de se décider à le faire eux-même. Une initiative qui est donc loin d’être un cas isolé en Inde.

Des initiatives qui se multiplient

Après Gurujam en Juillet de l’année dernière, l’administration de la ville a assuré aux résidents que les routes seraient réparées ou construites avant le 31 Décembre 2016. Projet qui fut décalé au 15 Juin 2015, puis mis en standby jusqu’à nouvel ordre… Les cas de résidents qui construisent ou réparent leur propre infrastructure sont globalement localisés à l’extérieur de la ville, car les routes périphériques sont les plus négligées de la ville.

Nous avons collecté de l’argent pour que la construction de la route arrive à terme, parce que nous nous étions fatigués de ne pas avoir de route. […] Avec cet argent, nous avons également remplacé les lampadaires par des lumières LED, a déclaré Ramesh Gulati, avocat vivant dans le bloc A

Des initiatives qu’il est éminemment important de souligner et qui j’espère vous incitera à prendre le taureau par les cornes.

Source

ateliers DIY